Allocution de la Professeure Dr Astrid KAPTIJN, Vice-Rectrice, Représentante de l’Université de Fribourg

Eminences, Excellences, Mesdames, Messieurs,

Un Dies Academicus est un événement important dans la vie d’une institution académique. C’est un peu comme un anniversaire qu’on commémore chaque année. C’est l’occasion de se rappeler de la mission d’enseignement et de recherche dont cette institution est porteuse. On réfléchit aux défis intellectuels que la société pose de nos jours au monde académique, aux évolutions de la société qui demandent des analyses, des approfondissements, des commentaires. Cette tâche connaît encore une autre dimension lorsque l’institution enseigne la théologie et se veut au service de l’Eglise. Dans ce cas, il ne s’agit non seulement d’une aide à la société, mais aussi de celle qu’on peut offrir à l’Eglise qui se doit également de réagir aux évolutions dans la société, nous l’avons entendu tout à l’heure dans le message de Sa Sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée.

Un Dies academicus est aussi l’occasion d’honorer les professeurs. Beaucoup d’institutions académiques attribuent des doctorats honoris causa aux chercheurs particulièrement méritant ou aussi aux personnalités en dehors de l’université pour ce qu’ils ont accompli dans leur domaine. L’une ou l’autre université attribue également des prix aux professeurs qui sont les meilleurs enseignants et ceci, bien évidemment, sur décision des étudiants. On voit ici le souci démocratique particulièrement fort en Suisse. Et justement, les étudiants ne sont pas oubliés pendant un Dies Academicus puisque certaines institutions académiques décernent des prix pour les meilleurs travaux des étudiants. Votre institut va remettre à certains de ses étudiants leur diplôme.

On pourrait se dire qu’un Dies academicus est chaque année un peu la même chose, que c’est un exercice d’obligation. Et pourtant…, pour avoir assisté à plusieurs Dies, de diverses institutions notamment en Suisse, je peux vous affirmer que chaque institution, chaque Dies a son caractère propre. Chaque institution a ses particularités, ses points forts et ses intérêts spécifiques qu’elle montre lors de son Dies. Puis c’est aussi un message de communication que l’institution fait vers l’extérieur. Pour tous ces aspects, c’est un événement important et intéressant.

Et que signifie ce Dies Academicus de votre institut pour l’Université de Fribourg que j’ai l’honneur de représenter ici ? Le Rectorat cherche à favoriser la collaboration entre les Facultés de notre Université, mais aussi entre ces mêmes Facultés et d’autres Universités ou instituts. La collaboration de votre Institut et de la Faculté de Théologie de Fribourg, qui s’inscrit dans une relation tripartite avec la Faculté de Théologie de l’Université de Genève, représente une forme originale et même assez unique, de collaboration académique. Cette collaboration prend forme surtout dans le cadre d’un programme de Master, donc au niveau de l’enseignement. Si l’Université de Fribourg souhaite promouvoir l’interdisciplinarité dans l’enseignement et la recherche, ce programme de Master apporte une autre dimension encore par les études interchrétiennes. En outre, ce programme de collaboration au niveau suisse renforce aussi l’aspect international de l’Université de Fribourg par et par l’intervention de professeurs et par la présence d’étudiants provenant de différents pays. Ajoutons à cela que la collaboration entre institutions de théologie orthodoxe, protestante et catholique exprime une ouverture de perspectives et une attitude œcuménique indispensable de nos jours.

Pour toutes ces raisons, je suis heureuse de pouvoir vous féliciter aujourd’hui de votre Dies Academicus et de formuler que beaucoup d’autres Dies puissent être célébrés par votre Institut. Ad multos annos !

Prof. Dr. Astrid Kaptijn
Vice-rectrice de l’Université de Fribourg